Communiqué de presse


Prendre la sculpture à bras-le-corps serait un peu ce qui définit le rapport d'Émilie Perotto à son travail. Avec comme prédilection le bois et ses dérivés, Émilie Perotto compose un vocabulaire de formes qui, sans nier ses références à l'art minimal, s'en éloigne parfois par l'introduction de motifs et d'images narratives.

 

Ses oeuvres incluent bien souvent leur processus de construction, mettant en exergue les techniques ou les nécessités inhérentes à l'élaboration de la sculpture. Cela se traduit aussi bien par la réutilisation des chutes de fabrication, par l'intégration des contraintes de transport en amont même de la conception ou par l'anticipation du format de l'espace d'exposition.


La très grande liberté que s'accorde l'artiste imprègne la création de ses oeuvres : les jeux de langage, de symétrie, de réminiscence d'oeuvres antérieures, de fabulation de petites fictions personnelles.


C'est également une vraie générosité de la pratique d'atelier qui habite cette artiste, modelant des formes pour le seul plaisir de toucher la matière, allant même jusqu'à imaginer une sculpture à manipuler, à empoigner.


Son goût pour la composition dans l'espace implique aussi une réflexion sur l'intégration du socle dans l'oeuvre, n'hésitant pas à détourner des objets pour faire office de socle, comme le petit réfrigérateur ou le micro onde pour sculpture portative.


L'artiste construit ses oeuvres avec la préoccupation d'une pratique qu'elle souhaite jubilatoire, voire contagieuse : l'appel d'éléments visuels qui incitent à faire le tour, jouer des vides et des pleins pour accentuer les perspectives, changer d'échelles pour créer des fictions...


Le titre de cette exposition, À bûche perdue, fait référence à l’activité du flottage, qui fut très importante à Clamecy, histoire de la ville qui a résonné pour Émilie Perotto avec une de ses œuvres intitulée "La bûche (de la femme à bûche)". La mise en espace des œuvres présentée fait aussi écho à cette dérive organisée du bois, cette procession.


 



Emilie Perotto, Sculpture pour frigo, 2009. Topan, réfrigérateur, 49 x 61 x 130 cm


Emilie Perotto, My heart belongs to daddy, 2008. Bois médium, micro-onde, néon, prise électrique, 159 x 35 x 35 cm


Exposition du 11 septembre au 31 décembre 2010. Parc Saint-Léger hors les murs, Musée d'art et d'histoire Romain Rolland, avenue de la République - 58500 Clamecy. Tél.: +33 (0)3 86 27 17 99.
Ouverture tous les jours sauf dimanche matin et mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h.

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2012. Tous droits réservés

Emilie Perotto, A bûche perdue

Archives expositions personnelles France

  Emilie Perotto, A bûche perdue
  Musée Romain Rolland, Clamecy
  11.09 - 31.12.2010

Archives expositions personnelles (P-Q)