Communiqué de presse


"Les deux séries - Espacios comunes et Espactadores - appartiennent à un projet fondamental questionnant le rapport de l'homme à l'espace. J'essaie d'analyser notre capacité à détruire comme à modifier notre environnement radicalement, agressivement ou tout discrètement. L'être humain crée et adapte, change et transforme, intervient, manipule, pervertit le milieu naturel au gré de ses besoins et de ses intérêts. L'homme meurtrit un lieu, une zone géographique pour satisfaire des besoins déterminés et éphémères. Le paysage humanisé devient immanquablement un paysage modifié.


Je m'intéresse à l'immensité des espaces et leur magnificence. La nature nous environne et l'homme n'a de cesse de l'abîmer. Il ne reste plus d'espace vierge: aussi loin que nous puissions regarder, les paysages portent toujours une trace du passage humain. L'homme crée en permanence de nouveaux matériaux, compulsivement, oubliant leur devenir obsolète quasi-immédiat pour assouvir une soif intangible de progrès.


Routes et chemins, villes, voies de communication, de distribution énergétique... une liste sans fin et en constante croissance d'éléments éphémères. L'abandon est impliqué dans tout processus de création. La plupart de ces objets seront oubliés, bien que nous cernant toujours, à l'instar de cette camionnette à 4.000 mètres au-dessus du niveau de la mer et sans aucune trace humaine à 200 km à la ronde. Le monde est devenu son propre cimetière.


Le paysage est notre langue maternelle. Notre premier moyen de communication, avant les premiers signes et les symboles. La langue du paysage peut être lue, parlée, écoutée, imaginée même. Tout ce que nous générons dans le paysage parle de nous, nous raconte. Le site archéologique de Palenque (Mexique) décrit une société qui a disparu il y a des millénaires de même que nos routes, nos immeubles, les câbles électriques abandonnés, les déchets nucléaires et les matériaux non-recyclés décriront un jour notre génération.

Cette sélection géographique narre les subtilités, dans toutes leurs nuances, de l'intervention humaine sur son milieu. Tous ces éléments qui heurtent de la façon la plus simple, la plus anodine."

Aleix Plademunt, Barcelone, 2006


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Exposition du 6 novembre au 20 décembre 2008. Galerie Oliver Waltman, 74 rue Mazarine - 75006 Paris. Tél.: +33 (0)1 43 54 76 14. Ouverture du mardi au samedi de 10h30 à 19h30.



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Aleix Plademunt, Espectadores Aleix Plademunt, Espectadores, # 6. C-print, 120 x 150 cm. Edition de 6 Aleix Plademunt, Espectadores, # 12. C-print, 120 x 150 cm. Edition de 6 Aleix Plademunt, Espectadores, # 5. C-print, 120 x 150 cm. Edition de 6

Aleix Plademunt, Espectadores, # 6. C-print, 120 x 150 cm. Edition de 6

Aleix Plademunt, Espectadores, # 12. C-print, 120 x 150 cm. Edition de 6

Aleix Plademunt, Espectadores, # 5. C-print, 120 x 150 cm. Edition de 6

  Aleix Plademunt, Espectadores
  Galerie Oliver Waltman, Paris
  06.11 - 20.12.2008

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