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Communiqué de presse


Le CAIRN, centre d'art contemporain de la Ville de Digne, accueille du 8 mai au 30 juin 2013 l'exposition personnelle d'Abraham Poincheval, Gyrovague, le voyage invisible. Véritable aboutissement d'une performance réalisée au fil des quatre saisons entre Digne et Caraglio, petite ville du Piémont italien, ce voyage en solitaire entrepris par l'artiste sur les routes escarpées du paysage transalpin fut d'emblée une expérience hors du commun. En effet, il progressa avec pour seul fardeau une imposante capsule circulaire faisant office d'habitat qui – d'après les dires de certaines personnes ayant croisé son chemin -, semble être un objet roulant non identifié. Ainsi, cet artefact pour le moins insolite qu'il nomme « gyrovague » sera présenté dans l'espace d'exposition du CAIRN au côté d'autres concrétudes collectées au fur et à mesure de cet étonnant périple dans la nature.




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Exposition du 8 mai au 30 juin 2013. CAIRN Centre d'art, 1 boulevard Victor Hugo – 04000 Digne-les-Bains. Entrée libre et gratuite du mercredi au dimanche de 12h à 19h.



  Abraham Poincheval, Gyrovague, le voyage invisible

  Le CAIRN, Digne-les-Bains

  08.05 - 30.06.2013

Abraham Poincheval, Gyrovague, le voyage invisible

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2012. Tous droits réservés

© Abraham Poincheval, Gyrovague, 2012

En parallèle, Abraham Poincheval proposera, à travers des installations dans le Musée Gassendi, de redécouvrir des œuvres provenant des réserves.

« Ces rôles que joue Abraham au cœur de la montagne font écho à d'autres rôles qui sont, eux, des réalités historiques. L'artiste réactive ainsi des figures que l'anthropologie sociale ou l'histoire locale connaît et reconnaît telles que le vagabond, l'homme errant, le clochard céleste à la Kerouac... » (Céline Flécheux, L'épaisseur de la montagne, catalogue d'exposition Abraham Poincheval – Gyrovague, le voyage invisible, 2013)


« Il est 9h30. Voilà deux heures à peine que je propulse ma capsule. J'ai quitté une foule enthousiaste de trois spectateurs. Jean-Paul, le constructeur de cet engin, et un sexagénaire avec son chien dans une auto fourgonnette qui passait par là. Il s'est arrêté pour voir de plus près ce drôle d'appareil. Le chien, sans doute pour me porter chance ou trouvant que la capsule avait une odeur pas d'ici, en a profité pour la baptiser. Je quitte la capsule pour un repérage. Il me faut choisir entre suivre le cours d'eau plus bas qui me fera arriver au pied des robines ou suivre le sentier. De retour, le cylindre s'est proprement volatilisé. Je retourne tout le paysage alentour à la recherche d'un éclat argenté, je fouille, je scrute en vain... Sans me résoudre à l'idée de devoir appeler le musée : « vous allez rire, j'ai perdu la capsule … «  Quel con. » Abraham Poincheval, Carnet de bord Gyrovague, le voyage invisible, été 2012).



© Abraham Poincheval, Gyrovague, 2012


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